Notre groupe majoritaire soutient le CIDFF Allier

Vos élues yzeuriennes, Isabelle Lasmayous, Jackie Renaud et Aline Maurice ont participé à l’assemblée générale du Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles de l’Allier. Devant une assistance venue en nombre, l’équipe du CIDFF a présenté son rapport moral et son bilan financier avant le vote et l’élection du conseil d’administration.

Madame Garin, députée, co-rapporteure de la proposition de loi visant à introduire la notion de consentement dans la définition pénale du viol, a exposé les étapes qui ont conduit à ce nouveau texte législatif qui devrait être voté à l’automne 2025.

Les CIDFF sont essentiels pour soutenir les femmes et défendre leurs droits. Cependant, sans compensation financière de la prime Ségur, l’action du CIDFF de l’Allier auprès des femmes est fragilisée. La lutte contre les violences doit se traduire par un soutien financier de l’Etat à la hauteur de la mission des CIDFF sinon les conséquences sur notre territoire comme dans toute la France pourraient être dramatiques.

Lors du Conseil Municipal d’Yzeure du mercredi 25 juin, notre groupe majoritaire a tenu à apporter tout son soutien au CIDFF en faisant une intervention à la fin de la séance :

« Mesdames, Messieurs, cher-e-s collègues,

Les élus du groupe majoritaire souhaitent relayer les appels de la semaine d’action du Centre d’Information sur le Droit des Femmes et des Familles en direction de l’Etat au sujet de leur situation financière extrêmement inquiétante.

En effet, « Le mercredi 18 juin, à l’issue d’une Assemblée générale extraordinaire, les Centres d’information sur les droits des femmes et des familles, créés en 1972 à l’initiative de l’Etat, ont décidé de se mobiliser entre le 23 et le 27 juin afin d’interpeller l’Etat sur l’urgence du versement des subventions.

Pour exemple, le CIDFF de l’Allier a perçu un acompte de 18000 € depuis janvier 2025 alors que le budget essentiellement abondé par l’Etat dépasse largement les 200 k€ annuels

Les CIDFF, premier réseau pour l’accès aux droits des femmes en France, sont aujourd’hui en situation de crise inédite dans leur histoire. Depuis l’adoption du projet de loi de finances pour 2025, une grande partie des subventions, dont la compensation financière de la “Prime Ségur” obtenue par le vote d’un amendement au Sénat le 22 janvier dernier, n’ont toujours pas été versées par l’Etat. A cela s’ajoute le contexte de baisse des subventions des collectivités territoriales qui fragilisent doublement les associations.

“L’Etat, à l’origine de la création des CIDFF, a la responsabilité de garantir la continuité de leurs missions. Les CIDFF assurent une mission d’intérêt général de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes. Une société sans CIDFF, c’est une société dans laquelle il sera plus difficile pour les femmes en difficulté, notamment celles qui sont victimes de violences sexistes et sexuelles, d’accéder à leurs droits » déclare Danielle Bousquet, Présidente de la Fédération nationale des CIDFF. »

La traduction concrète de cette situation se sont des diminutions d’accompagnement voire des fermetures de Centres. Les femmes en situation de vulnérabilité seront les doubles victimes de violence.

 Nous rappelons qu’Emmanuel Macron a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes, le 1er pilier de la grande cause de son premier quinquennat. Aussi, la position de l’Etat, tergiversant à tenir ses engagements, n’est pas admissible, ceci d’autant moins que notre pays a connu des procès médiatiques retentissants qui nous font tous échos et qui sont révélateurs des souffrances immenses subies par de trop nombreuses femmes et familles.

 Ces associations interviennent sur un champ prioritaire et elles ne peuvent être une variable d’ajustement budgétaire. C’est pourquoi, les élus du groupe majoritaire alertent les pouvoirs publics et relaient les appels de la fédération des CIDFF. »