Moulins Communauté, à qui profite la mutualisation ?

Lors du dernier Conseil municipal du 8 février 2018, une délibération a été l’occasion de préciser la

position des élus de notre liste délégués à Moulins Communauté sur le sujet de la mutualisation.

Attention : il ne s’agit en aucun cas de remettre en cause le travail effectué par la CLECT. Non, nous

contestons, avec le groupe des élus socialiste et apparentés, la forme de mutualisation pratiquée

à Moulins Communauté.

En effet, au fil des mois nous avons vu arriver en Conseil Communautaire des délibérations

menant au transfert de nombreux agents de la ville de Moulins vers l’EPCI : les derniers en date,

depuis le 1er janvier 2018 sont, entre autres, le service commun aménagements-ouvrages qui

regroupe les agents du service du bureau d’études de Moulins, et le service Tourisme-Patrimoine,

soit plus de 40 personnes au total.

Mais il n’y a jamais de concertation préalable à ces délibérations, sur le bénéfice de ces transferts

pour les 43 autres communes. Je prendrais comme exemple le transfert du service bureau

d’études : les agents continueront d’intervenir pour le seul compte de la ville-centre, étant

donné que Moulins Communauté n’a pas la compétence voirie !

D’autre part, nous sommes toujours dans l’attente d’un vrai bilan chiffré de cette mutualisation, et

de ses impacts. Nous l’avons demandé, nous ne l’avons pas encore obtenu. Des économies

substantielles ont été annoncées : nous ne demandons qu’à les voir, en espérant qu’elles

concerneront l’ensemble de l’EPCI.

Car pour l’instant nous avons le sentiment que la mutualisation ne profite guère qu’à Moulins,

notamment par le transfert du GVT (glissement vieillissement-technicité) à Moulins Communauté.

 

Nous sommes, et resterons, vigilants sur ce dossier.

 

Brigitte DAMERT

Vice-Présidente à Moulins Communauté, en charge de la Politique de la Ville.